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Professionnels et particuliers

La commode

depuis la fin du XVIIème siècle


Commode tombeau (Louis XIV)
Une invention de la fin du XVIIème siècle Se présentant comme un coffre monté sur pieds et équipé d'une suite de tiroirs en façade (et parfois sur les côtés), la commode doit probablement sa naissance à André-Charles Boulle, le célèbre ébéniste dont les oeuvres dominèrent le siècle de Louis XIV. A sa naissance, on ne sait pas comment appeler ce meuble issu à la fois du bureau, de la table, du coffre et même de l'armoire. Successivement nommé "table en bureau", "espèce d'armoire faite en forme de bureau", "table à tiroirs", "bureau en commode"; ce meuble à l'évidence, est né d'un besoin de rangement. Madame, mère du Régent, écrit en 1718 "une commode est une grande table avec de grands tiroirs et de beaux ornements". Un dictionnaire de 1760 en donne une amusante définition : "c'est un meuble d'invention très nouvelle que sa commodité a rendu bien vite très commun". Le terme "commode" apparaît en réalité pour la première fois en 1708 dans une correspondance du duc d'Antin faisant état de son admiration pour deux commodes en placage d'écaille et d'étain en cours d'éxécution chez l'ébéniste Guillemart, et destinées à la chambre du roi à Marly. La commode en tombeau Ce coffre allongé est bas sur pattes, avec ses pieds balustres ou en forme de toupies. Il possède trois ou quatre tiroirs. Peu à peu ses formes vont évoluer. Sous la Régence apparaît la commode "en tombeau" par analogie avec le sarcophage dont elle évoque la forme. Elle est massive, lourde et ventrue, ses pieds sont courts. Puis très vite un autre modèle apparaît, plus léger avec deux tiroirs perchés sur des pieds plus hauts. Ces commodes ont en commun d'être réalisées en bois précieux : palissandre, bois de violette, amarante, utilisés en placages. Les bronzes dorés sont très présents, et les dessus sont en bois ou en marbre.

Commode Louis XVI (René Trotel)
Le règne de Louis XV verra son plein épanouissement Les formes deviennent plus équilibrées, plus harmonieuses, les galbes plus élégants. Le bois de rose au ton clair et chaleureux est désormais privilégié, c'est le triomphe de la marqueterie, technique dans laquelle excellent les grands ébénistes parisiens. Sous le règne de Louis XV, la commode connaît son plein épanouissement, et naissent toutes sortes de modèles notamment de toutes petites commodes appelées demi-commodes, et des meubles plus ou moins spécialisés : chiffonnier, semainier... Retour au classicisme à la fin du XVIIIème siècle Après une période de transition à la fin du règne de Louis XV, la commode revient sous Louis XVI à plus de simplicité : formes droites, pieds tournés souvent cannelés, façade droite, mais aussi en demi-lune avec des côtés arrondis. Les bronzes se font plus discrets. Sous le Directoire, la commode comprend trois ou quatre tiroirs et très peu de bronzes. L'Empire en alourdit l'aspect sans en changer la structure : en acajou ronceux pour les modèles de luxe, c'est un meuble solennel, austère, aux surfaces nues. La commode provinciale Jusqu'alors réservée à une clientèle aristocratique essentiellement parisienne, la commode fait son apparition dans les provinces à partir de la moitié du XVIIIème siècle. Le plus souvent inspirées des modèles parisiens des époques Régence et Louis XV, les commodes provinciales s'en distinguent par une plus grande simplicité, et par une exécution en bois massif du pays : merisier, noyer, chêne. Oeuvres de menuisiers enracinés dans leur terroir, elles possèdent par leur forme et leur décor, une originalité propre à chaque région. Parmi les plus typiques on peut citer les commodes provençales spectaculaires avec leurs traverses inférieures largement ajourées et sculptées de motifs rocaille, et surtout les créations des Haches, célèbres ébénistes grenoblois dont la maîtrise rivalise avec celles de leurs confrères parisiens. La commode de port : une catégorie à part Originaires de Bordeaux, de Nantes ou de Saint-Malo les commodes de port possèdent une forte personnalité. Egalement inspirées des modèles parisiens Régence et Louis XV, elles sont réalisées à partir des bois qui lestaient les navires : acajou et autres bois des Iles. S'ouvrant le plus souvent en trois tiroirs, largement ventrues, souvent rehaussées de ferrures de cuivre, elles témoignent de la prospérité des riches familles d'armateurs et autres corsaires. Quelques variantes dérivées de la commode sont créées à cette époque : commode-bureau (ou commode-secrétaire), scriban (commode-bureau surmontée d'une bibliothèque).

Commode Granvillaise (René Trotel)
La commode au XIXème siècle Peu de changements extérieurs pour la commode tout au lond du XIXème siècle : D'abord en bois clair sous Charles X, elle revient aux essences foncées sous Louis-Philippe. A cette époque, on commence à travailler mécaniquement et à produire en série. La commode va donc se répandre plus largement et servir à plusieurs usages. C'est ainsi que la commode-toilette prend un essor qui ne se tarira qu'avec la génération de l'eau courante. Avec l'époque de Napoléon III, on assiste à la mise sur le marché de reproductions de commodes des styles des siècles précédents et principalement du Louis XVI. L'Art Nouveau, avec ses courbes et contre-courbes étirées, s'accommode mal de ce type de meuble qu'il néglige presque complètement.

Commode Duguay-Trouin (René Trotel)
La commode Art Déco A l'inverse l'Art Déco, avec ses formes géométriques et rectilignes d'une grande pureté, convient admirablement à ce type de meuble. C'est ainsi que dans les années 1920 à 1950 les grands ébénistes parisiens mettent tout leut talent à la réalisation de somptueuses commodes plaquées d'essences précieuses pour une clientèle citadine élististe. Mais il serait injuste de passer sous silence les nombreuses oeuvres de menuisiers-ébénistes qui à la même époque produisent en bois massif : chêne, merisier, noyer, des oeuvres certes moins prestigieuses, mais souvent plus chaleureuses. Notre époque contemporaine, férue de rangement n'a pas délaissé la commode, loin s'en faut. Meuble coup de coeur, auquel on ne peut résister pour le plaisir de posséder une belle pièce chargée d'histoire, ou meuble intégré dans l'architecture d'une pièce dans un ensemble destiné au rangement, elle a encore de beaux jours à vivre.

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